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Avril 2013 : Microcrédit et poules discutés en assemblée générale

Lors de l'assemblée générale du 6 avril, ce sont d'abord les poules du Cameroun qui ont suscité l'échange. "Pourquoi faut-il donc construire un couvoir pour élever des poussins, les poules Camerounaise ne sauraient-elles pas pondre ?" a-t-il par exemple été demandé. Bien sûr qu'elles savent, mais le couvoir permet d'améliorer la production, c'est une technique agricole de base : quand une poule couve, elle ne pond plus et cela dure 21 jours ! Retirer les oeufs et les mettre au couvoir permet un bien meilleur rendement. L'assemblée générale permet vraiment d'aborder les questions concrètes.

Par ailleurs, le microcrédit a été discuté : l'organisation de l'an passé ne correspondait pas aux objectifs : utilisés pour des prêts à "long terme" (un cycle de production agricole d'un an par exemple), les crédits conduisaient à des intérêts trop élevés et à de fortes difficultés de remboursement.  Elisabeth Atangana, au Cameroun, nous a indiqué que l'année à venir allait être utilisée pour repartir d'un bon pied, en favorisant les prêts courts. C'est d'abord le système d'épargne mutuelle entre villageois qui sera redémarré. Après quoi, notre aide en provenance de France trouvera à nouveau son utilité.

 

Janvier 2013 : Onze parcelles de démonstration au Centre

Pour les besoins de ses parcelles de démonstration, la CHASAADD-M a opté en culture maraîchère pour des spéculations telles que : la pastèque ; le chou ; le laitue ; le persil ; le céleri ; le poireau ; la sauge ; la carotte ; la tomate ; le piment ; le gombo.

Et pour la culture vivrière, la CHASAADD-M a opté pour la production de la semence du bananier plantain par la méthode de multiplication de rejets appelée « PIF ». L’occupation de l’espace réservée au projet a été faite suivant un plan précis.

Pour ce faire, la CHASAADD-M a construit trois propagateurs de germination de 3 m2 chacun et une ombrière de 50 m2, dans le but de produire en l’espace de six mois, une moyenne de 3 000 plants de bananier plantain de qualité.

(c'est un extrait du rapport d'activités de Chasaad M)

 

Septembre 2012 : Une nouvelle mission de terrain se prépare

Hier soir, les membres du bureau de Chasaadd-France récapitulaient les objectifs du voyage à M'Fou, du 10 au 25 octobre. 
Nous avons demandé à Chasaadd-M d'organiser des groupes de parole avec les personnes  qui assurent la gestion administrative et financière des projets sur place, ceux qui assurent les  formations, ou encore ceux qui font fonctionner le FOCAOB (le micro-crédit). Un deuxième volet de rencontres concerne ceux qui dans les villages ont bénéficié de l'action Chasaadd (semences, aide financière ponctuelle/micro-crédit, développement de l'agriculture,  développement de l'élevage de poulets, forage d'eau potable réalisé ou/et prévu, etc...). Il s'agit  avant tout d'écouter les uns et les autres sur ce qui se vit, mais aussi de redire ce qui nous a motivé à créer Chasaadd France et notre mode de fonctionnement pour la réalisation de projets en commun.
Enfin,  2 jours sont prévus sur Yaoundé pour rencontrer le correspondant bancaire de notre banque, l'ambassade de France et des amis du CCFD Terre Solidaire.
Notre objectif est d'expérimenter un échange direct qui pourrait se poursuivre avec différents adhérents, afin de renforcer nos échanges réguliers et d'avoir un meilleur retour d'informations.

Il va de soi que ce voyage d'études est financé par deux adminsitrateurs sur leurs deniers propres et non pas sur le budget de l'association. Mais cela va peut être mieux en le disant !

 

Novembre 2012 : La tournée de terrain permet de cadrer les projets

Pendant leur séjour au Cameroun, Annick et Jean François ont visité plusieurs villages, visité beaucoup de puits, visité des exploitations près du village, avec les paysans… Ils ont aussi assisté à une réunion du groupe de micro-crédit « Entre nous », discuté avec un groupe de femmes à Ntui, et assisté à la mise sur pied d’une nouvelle filière manioc (en raison d’un changement de réglementation des coopératives). On a aussi visité le centre de formation, et rencontré des premiers apprenants de la première promotion depuis la ré-ouverture du centre (promotion 2010).

Beaucoup de rencontres extrêmement chaleureuses, beaucoup de kms de piste en 4x4 (on en comprend mieux l’usage qu’à Marseille-ville !)… En l'absence d'Elisabeth qui était partie pour Rome deux heures après notre arrivée, le programme était ...évolutif, construit au fil des jours.

Aussi, au retour d'Elisabeth le 21 octobre, après une grosse discussion/restitution, Jean-François a continué les visites de façon nettement plus productive (entre autres : visite des villages qui s’étaient manifestés pour l’installation de puits, dans la région d’Akono). Jean-François avait aussi organisé la rencontre avec des militants citoyens (Dynamique Citoyenne), la banque BICEC pour l’ouverture du compte local, et Eric Force à l’Ambassade de France (une journée très productive!) .

Depuis le séjour de Jérôme en 2009, ce séjour d'Annick et Jean François à  fin 2012 a permis de resserrer les liens et de recadrer les projets.

 

 

Juillet 2012 : 200 femmes convaincues de l'intéret du maraichage

Les activités menées en 2011 par la chasaadd Cameroun ont concerné au moins deux cents femmes dans les villages des arrondissements de Mfou, et Awae Esse (Loum, Essang, Abembe, Kamba, Messeng, Nkolmefou 1, Nkilzok, Esse et Awa et Mfou/Centre). Il s’agissait de :

- La promotion, la vulgarisation, la formation décentralisée et pratique en sessions de 2 mois sur les techniques de cultures maraîchères et vivrières ;

- L’organisation des causeries professionnelles sur des thématiques d’organisation paysanne, de production, de commercialisation, de conservation et de transformation des produits agricoles ;

- La diffusion et la vulgarisation des textes règlementaires sur les intrants agricoles (engrais, pesticides et semences).

Le moniteur de la CHASAADD-M a pu expliquer aux productrices les avantages des cultures maraîchères qui ont pour particularité de donner de grands revenus sur de petites surfaces et en peu de temps d’une part, et peuvent se faire en deux ou trois campagnes par an d’autre part. De plus, par des techniques culturales adaptées on peut palier aux inconvénients liés à la situation géographique et les conditions locales d’une part, et même améliorer la qualité des produits et les rendements d’autre part. Il s’est avéré durant les causeries que la pratique des cultures maraichères en zones péri urbaines comme dans la zone de Mfou peut constituer une grande source de revenus pour les producteurs à cause de la demande toujours croissante dans la métropole qu’est Yaoundé.

Par ailleurs, ces cultures riches en vitamines et en minéraux peuvent considérablement contribuer à l’amélioration de l’alimentation et la nutrition des productrices elles- mêmes et de leurs familles.

 


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